Aujourd’hui, le monde veut que des choses soient dénoncées, on dénonce l’homophobie, la grossophobie, les agressions sexuelles, la violence faites aux femmes etc…

Et dans la violence faites aux femmes, il y a bien sûr des violences que nous avons « normalisés », notamment les violences obstétricales et gynécologiques.

J’utilise le terme « Normaliser » car c’est le cas et ca ne devrait pas l’être. A quel moment on trouve ça normal ?

On baigne dans un systeme de patricarcat, de syndrome de la blouse blanche et de « je sais moins qu’eux ».

Et pourtant, ce qui devrait ce dire c’est : « je sais qui je suis, je connais mon corps, je sais ce que je ressens ou je sens ».

Je parle de cas concret et vécu par plusieurs femmes, et j’en fais partie, et certainement toi aussi qui lit ces quelques lignes.

A quel moment parlons nous de violence ?

« Déshabillez vous et installez vous ? »

« J’insere le speculum »

« on va faire un frottis »

« On va verifier que tout va bien » par un toucher vaginal.

ça se sont des phrases banales pour toi, comme elles le sont pour moi.

Et pourtant….

Si on commencait par nous dire :

« Est ce que vous voulez bien vous déshabiller svp ? »

« Puis-je inserer le speculum ? »

« J’ai besoin de verifier par un toucher est ce que c’est bon pour vous ? »

Il faut savoir que les touchers ne sont pas obligatoire, parfois même inutile.

Le point comment entre toutes ces dernières phrases, c’est que la réponse est Oui ou Non.

Ca ce sont des premiers exemples, les plus courant, les plus normaliser.

 

Et bien sur il y en a aussi pendant la grossesse.

Les mêmes phrases reviennent et on en ajoute d’autres :

« Ca va vous êtes enceinte pas handicapé… »

« l’accouchement, oui faut souffrir, mais ca va la finalité est belle ».

« madame, il y a une différence entre sentir et ressentir ».

« oui ca fait pas plaisir, mais il faut y passer » quand on verifie la dilatation.

« vous devez rester allongée »

J’en passe et des meilleures !

Et si plutot on vous expliquez que les choses correctement ?

L’accouchement n’est pas une souffrance, mais un passage douloureux qui peut ne pas l’être aussi en fonction de chaque personnes.

Restez allongé lors des contractions ne permet pas aux femmes de gérer. On nous apprend que le mouvement, c’est la clef du monde sans douleur pourquoi ne le respectons pas pour l’accouchement.

 

Faire changer les mentalités prend du temps, aujourd’hui personne ne sait mieux qu’un autre, mais ce que nous savons  mieux que les autres : c’est qui nous sommes ce que nous voulons et ne voulons pas.

 

Pour pouvoir réussir à combattre toutes ces violences, il n’y a qu’une manière : éveiller au consentement ! C’est une première facon de contrer ce qui nous semble normal quand on subbit des violences obstétricales et j’ai même envie de dire violence obstétricales/gynécologiques Ordinaires.

 

Le consentement sert dans la vie de tous les jours, il est utile dans bien des situations, et ce pour la vie entière, en apprenant à nos enfants ce qu’est le consentement, nous les protégeons de bien des choses qui nous semble normales et qui ne le sont pas.

 

Pour Rappel :

Oui c’est Oui

Non c’est Non,

Peut être c’est Non,

Oui et finalement non, c’est Non, c’est ok, on a le droit de changer d’avis en cours.

Et pour faire Simple, si ce n’est pas un OUI net et éclairé, c’est NON.

Peut importe la personne en face de vous, médecin ou non, seul vous, êtes libre de donner votre consentement dans le cas où vous êtes en mesure de le faire et si ce n’est pas le cas faites en sorte qu’on le saches autour de vous.

 

J’ai été de ces femmes qui penser que les choses etaient normales alors qu’elles ne l’étaient pas. Aujourd »hui je sème des graines, car je ne le souhaite à personne.

 

Et toi ? As-tu vécu ce genre de violences que tu penses normales ?